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Andrew Wenger revit la première victoire de l’Impact en MLS

Wenger a marqué le but gagnant contre TFC, son premier en carrière

2012 semble être bien loin.

Il y a un peu plus de huit ans, le 10 mars 2012, l’Impact de Montréal faisait officiellement ses premiers pas dans les ligues majeures. Affrontant Vancouver sur la côte ouest du Canada, les hommes de l’entraîneur-chef Jesse Marsch se sont inclinés 2-0 face aux Whitecaps. Le tout premier choix de l’Impact au SuperDraft de la MLS, Andrew Wenger, jouait 18 minutes dans ce match, remplaçant Justin Braun.

Wenger a joué une poignée de minutes de plus lors des matchs suivants, prenant ses opportunités quand elles se présentaient. Finalement, le 7 avril contre le Toronto FC, il faisait son entrée avec 24 minutes à jouer.

À ce point-ci, l’Impact avait une avance d’un but, tandis que le Toronto FC menaçait de niveler la marque. Sans victoire à ses six premiers matchs MLS, l’Impact savait ce qu’un gain contre son rival naturel à domicile signifierait pour les supporters.

C’était le scénario quand Andrew Wenger est monté sur le terrain. C’est à ce moment qu’il a fait son impact, un impact qui restera dans les annales du club.

Vous pourrez revoir cette première victoire en MLS ce mercredi soir à 19h30; on en a profité pour parler avec Andrew Wenger, pour qu’il se remémore ce moment de son point de vue.

GM : Ce premier but contre le Toronto FC, parle-nous-en. Qu’est-ce que ça représente pour toi?

AW : C’était une époque un peu bizarre. C’était ma première année professionnelle dans une nouvelle ville, avec des nouveaux coéquipiers, dans une nouvelle organisation. C’était nouveau pour nous tous. À ce moment-là, j’étais juste content d’entrer dans le match. Il y avait des bons joueurs dans cette équipe. Bien sûr, la ligue a évolué depuis, mais on avait de très bons joueurs comparativement au calibre de la ligue. J’étais content de rentrer et que l’entraîneur-chef Jesse Marsch avait confiance en moi.

GM : Quels sont tes souvenirs de ce but?

AW :  On était vraiment sous pression quand je suis rentré, donc mon but était de rester haut, garder la balle et essayer de gaspiller le plus de temps possible. Si tu regardes la vidéo, on bloque deux tirs dans notre zone, Justin Mapp dégage le ballon…et j’ai simplement couru après.

Heureusement, le défenseur a pris une mauvaise décision. Il aurait pu dégager l’objet une ou deux fois, mais il a essayé d’être technique. J’ai pris le risque de couper vers l’intérieur et la chance s’est bien présentée. J’ai tiré et j’ai marqué.

C’était un moment vraiment agréable parce que tout le monde est venu célébrer. C’était une première victoire magique et honnêtement, c’est toujours quelque chose de jouer au Big O. L’environnement est différent. Le terrain est frustrant, mais c’est bruyant, il fait froid, c’est vieux et bizarre. Tout le monde qui y joue pour la première fois est affecté, donc tu ressens l’avantage d’être à domicile. En général, c’était un moment très spécial.

GM : Est-ce que tu te souviens de ta célébration?

AW : Dans le temps, j’habitais avec Zarek [Valentin] et on venait de regarder Hunger Games. Pendant des semaines, on discutait ce qu’on ferait comme célébration si l’un d’entre nous marquait un but. Dans les films de Hunger Games, le personnage principal devait souvent saluer, donc a fait ça comme célébration. C’était vraiment niaiseux, mais on s’amusait. Une bonne expérience et un beau moment qui est encore un peu surréel pour moi.

Si je savais que ma carrière allait passer si vite, je pense que j’aurais davantage apprécié ce moment. Il était spécial.

GM : Sentais-tu ce que ça voulait dire pour les partisans dans les estrades, considérant notre histoire sportive contre Toronto?

AW : Je n’ai pas réalisé l’importance de remporter notre premier match MLS contre le TFC, à domicile. Je ne le comprenais pas, et quelques-uns de mes coéquipiers non plus. Des gars comme Eddie Sebrango, Evan Bush et quelques autres qui étaient à Montréal avant le savaient, mais pour nous, la rivalité s’arrêtait au fait qu’on savait que c’était un match important. Je sais maintenant ce que cela signifiait de remporter notre premier match contre eux.

GM : Quel a été l’impact du club et de la ville sur toi?

AW : Ils nous ont toujours donné du support. Ils en demandaient beaucoup et j’ai beaucoup grandi pendant que j’ai joué là. Aujourd’hui, je suis une meilleure personne grâce à cette expérience. Je n’ai que de la reconnaissance pour le club et ses supporters. Tout le monde a été super avec moi. J’adore Montréal.  

 

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