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Culture foot : La Coupe du monde FIFA

Mesdames et messieurs; la Coupe du monde, on y est!

Le plus grand tournoi du monde a choisi la Russie en 2018. 32 pays, incluant les hôtes, vont lutter pour pouvoir, à la fin, soulever ce trophée en or accordé aux champions du monde depuis 1974 dans sa forme actuelle.

Mais comme vous le savez, seulement une sélection peut le soulever à chaque quatre ans et la compétition est bien sûr intense, tellement que quelqu’un comme Leroy Sané peut être laissé chez lui.

Avant de plonger dans chaque groupe, rappelons-nous la signification de ce tournoi pour les joueurs qui y sont. Une carrière peut être propulsée ou détruite dans les murs symboliques de ce tournoi. À ceux qui disent que le foot, c’est juste un jeu, consultez l’image ci-dessous.

Groupe A : Égypte, Russie, Arabie Saoudite, Uruguay

Le premier groupe, qui a donné le coup d’envoi du tournoi avec le match entre la Russie et l’Arabie Saoudite, n’en est pas un facile à craquer. Plusieurs sont vites à placer les Uruguayens au sommet du groupe, et si le petit pays sud-américain réussit toujours à produire du talent de haut niveau, l’Égypte et la Russie ne seront pas les adversaires les plus faciles.

Avec Mohammed Salah jouant comme le meilleur du monde, et avec l’entraineur-chef Héctor Cúper, en place depuis 2015, les Égyptiens se sont doucement établis comme l’équipe à battre sur le continent africain, surpassant des habitués comme le Ghana pour se qualifier pour la première fois en 28 ans.

Les Russes, de leur côté, devront gérer la pression de l’hôte. Ils voudront au moins passer la phase de groupe, et peut-être même aller sur une route similaire à celle des Sud-Coréens en 2002, lorsqu’ils avaient perdu en demi-finale contre les Allemands.

Malheureusement pour l’Arabie Saoudite, leurs chances de qualification pour la prochaine phase ne sont pas très bonnes. Une année bizarre pour les Green Falcons les a forcés à essayer trois entraineurs-chefs en trois mois, choisissant Juan Antonio Pizzi, l’ancien attaquant argentin, pour le tournoi mondial.

Groupe B : Iran, Maroc, Portugal, Espagne

C’est peut-être facile de jeter un coup d’œil à ce groupe et dire que l’Espagne et le Portugal ont plus expérience internationale, de renommée, et d’exposition que l’Iran et le Maroc. Le Portugal aura la confiance d’avoir gagné l’Euro en 2016, et l’Espagne voudra répéter ses exploits de 2010, considérant l’immense qualité et l’équilibre de son effectif.

Mais n’allons pas si vite. Si l’Iran ou le Maroc ne sont pas du même calibre, ils se sont qualifiés en étant presque parfaits dans leur campagne respective. Le Maroc a joué six matchs dans la dernière phase de qualification sur le continent africain, remportant les six contre de bonnes oppositions, sans donner de buts. Ils ont tout pour être la surprise du tournoi, mais le fait qu’ils ont été placés dans un groupe de ce niveau leur nuira certainement.

L’Iran complète le groupe en tant que premier pays asiatique à assurer sa présence en Russie. L’entraîneur-chef portugais Carlos Queiroz est toujours en charge du groupe, lui qui était là en 2014, quand l’Iran était à quelques secondes de faire match nul contre l’Argentine, avant que Messi fasse ce qu’il fait de mieux dans les arrêts de jeu.

Attention à l’attaquant Sardar Azmoun. Le jeune Iranien est déjà au cinquième rang des meilleurs buteurs de l’histoire de l’Iran - et il n’a que 23 ans.

Groupe C : Australie, Danemark, France, Pérou

On va se le dire, c’est très probable que les Français gagnent ce groupe facilement. Les Bleus ont la chance d’avoir un des meilleurs effectifs du tournoi, similaire à celui qui s’est incliné en finale de l’Euro en 2016. Mais avec deux années de plus de maturité, et avec un certain Kylian Mbappé qui s’ajoute, ça sera une équipe très dangereuse en Russie.

La bataille pour la deuxième place devrait être intéressante. Les Socceroos, qui se qualifient régulièrement pour le tournoi, l’ont eu à la dure cette fois, finissant troisième derrière le Japon et l’Arabie Saoudite dans l’AFC, les forçant à passer à travers deux autres rondes pour se qualifier. Leurs joueurs étoiles Tim Cahill et Mile Jedinak ne sont plus si jeunes et à 38 et 33 ans respectivement, c’est sûrement leur dernière Coupe du monde.

Le Pérou, de leur côté, va faire sa première apparition en 36 ans, et leur qualification n’a pas été simple; l’équipe a décroché son passage en match de barrage aller-retour contre la Nouvelle-Zélande à l’arrachée, réussissant un match nul contre les Colombiens au dernier match de qualification. Après un autre match nul en Nouvelle-Zélande, les Péruviens ont réussi à gagner le match retour pour réserver leur billet pour le tournoi. Leur entraîneur-chef Ricardo Gareca, qui a gagné trois titres de première division en Argentine avant de s’engager avec l’équipe nationale du Pérou, a assemblé une brigade de jeunes joueurs courageux et talentueux.

Le Danemark devra dépendre des exploits de Christian Eriksen. Le milieu offensif de Tottenham a été exceptionnel en qualifications, ayant marqué 11 buts. Seuls Robert Lewandowski, Romelu Lukaku et Cristiano Ronaldo ont surpassé le Danois.

Groupe D : Argentine, Croatie, Islande, Nigéria

Voici le groupe de la mort, en ce qui nous concerne, ici à Impact Média. Quatre équipes avec de la qualité, quoique quelques-unes en aient plus que d’autres, vont se battre pour deux places. Si plusieurs disent que l’Argentine va l’avoir facile, on a nos doutes.

S’il y a quelque chose à retenir de la campagne qualificative, c’est que l’Argentine dépend de Lionel Messi. Le meilleur joueur du monde a marqué un tour du chapeau à la dernière journée de qualification pour permettre à son équipe de participer au tournoi, mais même Messi n’a jamais gagné de trophée avec l’Albiceleste, même s’il est passé bien près en 2014 et en 2015. Il n’y a aucun doute que l’équipe a de la qualité offensive, mais peuvent-ils gérer certaines des meilleures attaques du tournoi avec cet effectif en défense?

Les Croates font partie de ces bonnes attaques. La Croatie a toujours été une équipe dont il faut se méfier et ce n’est pas différent cette année. La génération dorée de joueurs croates est dans la fleur de l’âge et ils peuvent pousser la Croatie à passer au prochain tour. Ça dépendra de la performance des leaders Subasic, Pivaric, Rakitic, Modric, Kovacic, Perisic, and Mandzukic – désolé pour l’absence d’accents.

Et on a l’Islande, l’équipe Cendrillon que tout le monde adore. Malgré le fait que son parcours jusqu’aux quarts de finale à l’Euro en 2016 était magique, la Coupe du monde est une toute autre histoire. L’Islande est le plus petit pays à se qualifier au tournoi dans l’histoire et l’équipe a impressionné au fil des ans avec des victoires contre l’Angleterre, la Turquie et même la Croatie. Mais cette fois-ci, les Vikings auront besoin de chance.

C’est la cinquième fois que le Nigéria est dans le même groupe que l’Argentine à la Coupe du monde. Les Nigérians sont rapides et se sont fait une réputation en tant que pays africain le plus constant à la Coupe du monde. Et que dire de ces uniformes, absolument magnifiques, qui se sont tous écoulés en quelques minutes.

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Groupe E : Brésil, Costa Rica, Serbie, Suisse

Facile pour le Brésil. Son vrai défi se présentera dans les rondes éliminatoires. Ce pourrait être l’année des Brésiliens; un noyau de joueurs jeune et expérimenté qui inclut Neymar, Coutinho, Roberto Firmino, Willian, Marcelo, Thiago Silva et Gabriel Jesus, pour en nommer quelques-uns. Les Brésiliens ont du talent de classe mondiale à travers leur effectif, mais est-ce que leur banc est assez bon pour les dépanner au besoin?

La bataille pour la deuxième place devrait être très contestée. L’ancien joueur de l’Impact Blerim Dzemaili fera partie des 23 de la Suisse, qui ont gagné neuf de leurs 10 matchs qualificatifs, mais qui ne se sont pas qualifiés directement à cause d’un différentiel de buts inférieur à celui des Portugais. La Suisse a quelques armes intéressantes en réserve; Granit Xhaka d’Arsenal sera le général au milieu de terrain, tandis que Xherdan Shaqiri de Stoke City devra trouver une façon de marquer des buts en grand nombre, idéalement de façon aussi spectaculaire qu’ici.

La Serbie et le Costa Rica suivent. Les Costaricains se sont rendus jusqu’aux quarts de finale en 2014, projetant le gardien Keylor Navas au-devant de la scène après de bonnes performances, qui lui auront finalement permis de signer avec le Real Madrid. Mais un parcours similaire semble improbable cette fois-ci, à moins que l’équipe ne réussisse à vaincre les Serbes.

La Serbie a des joueurs de qualité dans son effectif, mais ça ne s’est jamais transformé en succès sur la scène internationale. Le pays ne s’est pas qualifié pour un Euro depuis l’an 2000, et ses apparitions en Coupe du monde se terminent souvent après trois matchs.

Group F: Allemagne, Corée du Sud, Mexique, Suède

Pas de Zlatan cette-fois-ci pour les Suédois.

Le joueur du LA Galaxy a toujours souligné son intérêt pour la Coupe du monde, mais la fédération suédoise a clarifié le tout quand elle a envoyé un communiqué de presse nous avisant de sa décision de laisser Zlatan en Californie. C’est malheureux, surtout que c’est la première participation de la Suède au tournoi mondial depuis 12 ans. L’équipe semble toutefois mieux fonctionner sans Zlatan sur le terrain, puisque l’attaquant devenait trop souvent une cible facile pour l’équipe, et donc un plan de match facile à deviner pour l’adversaire.

Le Mexique, de son côté, a été constant à ses six dernières participations : ça se finit dans la ronde des 16. Cette année, le même scénario risque de s’avérer; s’ils finissent deuxièmes de leur groupe derrière l’Allemagne, ils feront certainement face à un Brésil extrêmement puissant dans les huitièmes de finale. Même la magie de Carlos Vela, de Chicharito ou des frères Dos Santos ne sera pas suffisante pour battre les Brésiliens.

La Corée du Sud participera maintenant à son neuvième tournoi de suite, et avec son joueur étoile Heung-Min Son dans l’alignement partant, c’est une équipe qui pourrait avoir du succès dans la phase de groupe.

Et après on a les Allemands. Réguliers, presque toujours en demi-finale dans les tournois mondiaux, ils se sont facilement qualifié avec une fiche de 10 victoires et aucune défaite, en trouvant le fond du filet 43 fois et en concédant seulement quatre buts. Le gardien Manuel Neuer devra être de retour de blessure juste à temps; sinon, le gardien du FC Barcelone, Marc-Andre Ter Stegen, n’est pas un mauvais choix du tout.

Les Allemands ont non seulement une des meilleures chimies, développée au cours des années en jouant avec le même noyau, mais leur équipe ne manque vraiment pas de talent. Cela peut être prouvé en regardant les joueurs laissés à la maison : Mario Götze, qui a marqué le but gagnant dans la finale en 2014 contre l’Argentine, et Leroy Sané, le jeune joueur de l’année en Premier League.

Group G : Belgique, Angleterre, Panama, Tunisie

Le bassin de talent que possède la Belgique semble très profond, mais la fenêtre d’opportunité pour les Diables Rouges se referme, et vite. Une génération de joueurs de classe mondiale comme Eden Hazard, Kevin de Bruyne, et Romelo Lukaku sont à leur apogée en ce moment et ce noyau voudra bien sûr surpasser leur résultat de 2014, lorsqu’ils se sont inclinés en quart de finale contre les Argentins. Et avec le gardien Thibault Courtois entre les poteaux, la Belgique sera certainement une force en Russie.

Le cas de l’Angleterre sur la scène internationale a toujours été curieux : toujours avec un effectif talentueux, mais avec une chimie et un style de jeu qui tombe en deçà des attentes. Pour preuve, ils ne se sont pas rendus en quarts de finale dans les 12 derniers tournois majeurs. Mais avec des attaquants comme Harry Kane, Marcus Rashford, et même Raheem Sterling, le futur semble positif pour l’Angleterre sur la scène internationale – jusqu’à ce qu’une séance de penalties ne vienne les éliminer...

La Tunisie va malheureusement jouer sans son meilleur joueur, Youssed Msakni, blessé au genou. Si ses chances de se qualifier pour la prochaine ronde étaient déjà minces, son absence laisse les Aigles de Carthage un peu déplumés. Le Panama, de son côté, est dans le même cas que l’Islande, n’ayant jamais participé à une Coupe du monde. Sa qualification n’a pas été facile non plus; les Canaleros ont dû attendre jusqu’au dernier match, contre le Costa Rica, qu’ils ont battu dans les derniers moments du match. D’ailleurs, le président Juan Carlos Varela a déclaré que le jour de la qualification du Panama sera officiellement un jour férié.

Group H : Colombie, Japon, Pologne, Sénégal

Finalement, le dernier groupe. Si la Colombie et la Pologne semblent être avantagées à première vue, il ne faut surtout pas sous-estimer une équipe comme le Sénégal, ou même le Japon. À sa façon, ce groupe est un peu un groupe de la mort aussi, puisque chaque équipe a une bonne opportunité de se qualifier pour la prochaine ronde.

Quatre ans après la performance spectaculaire de James Rodriguez à la Coupe du monde en 2014, les Colombiens y sont encore une fois et leurs forces vont plus loin que les talents de James. Radamel Falcao est un buteur prouvé est sera essentiel au succès de son équipe. En arrière, le défenseur central du Barcelone Yerri Mina sera en charge et des joueurs techniques comme Juan Cuadrado causeront des problèmes sur les ailes. Vous souvenez-vous de ce but de James en 2014?

Même chose pour la Pologne, qui s’est qualifiée avec facilité grâce à une fiche de 8-1-1, avec l’attaquant Robert Lewandowski trouvant le fond du filet 10 fois. Ils ont impressionné à l’Euro en 2016, où ils ont fini égaux avec l’Allemagne dans leur groupe. Ils ont ensuite battu la Croatie dans la prochaine ronde, avant de s’incliner en tirs de penalty contre le Portugal.

Les Sénégalais auront leur mot à dire aussi. Les Lions de la Téranga disposent d’un noyau de joueurs qui jouent dans les meilleures ligues d’Europe, menés par l’attaquant de Liverpool Sadio Mané et le défenseur central de Napoli Kalidou Koulibaly. Le Japon, de son côté, a participé à toutes les Coupes du monde depuis 1998, mais a congédié son entraîneur-chef en mars à cause de résultats négatifs. La confiance sera-t-elle au rendez-vous?

 

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