GARDE - GM

La prochaine étape

Un premier match préparatoire qui permet de jauger plusieurs éléments

Enfin. L’Impact de Montréal a retrouvé le terrain, tard samedi soir au Nevada. Si le Las Vegas Lights FC n’était qu’un étalon de mesure pour le Bleu-blanc-noir, ce match aura permis à l’entraîneur-chef Rémi Garde et son équipe technique d’évaluer les combinaisons possibles dans différents départements de jeu, et aux joueurs de reprendre le collier – et des forces.

« Tout le monde a joué. Nous avons fait beaucoup de changements et ce n’est pas évident de garder une ligne de conduite pendant 90 minutes, a souligné Garde. C’est une satisfaction. Les joueurs qui sont entrés ont respecté le plan de jeu et la nouvelle disposition tactique. Il y a beaucoup de points de satisfaction, même s’il y a encore des progrès et beaucoup d’axes de travail. »

Le travail et le progrès continueront sur la côte ouest de la péninsule floridienne, à St. Petersburg et dans les environs, à compter d'aujourd'hui. L’Impact restera dans la banlieue de Tampa durant 13 jours, jusqu’au 25 février. C’est là qu’on peaufinera la préparation physique, l’enseignement des principes de jeu et les automatismes.

« Par rapport où on en est, aucun joueur n’était capable de faire 90 minutes à un rythme élevé, a poursuivi Garde. C’est normal. Il nous reste quatre matchs pour amener un XI de départ pour le début du championnat. C’est programmé comme ça. On espère que, comme [samedi] soir, on n’ait pas trop de pépins physiques, ce qui est aussi la bonne nouvelle. »

De retour dans leur élément

Après plus de deux semaines de travail à l’entraînement, les joueurs étaient heureux d’enfin disputer 90 minutes contre un adversaire. Cet entrain était évident à l’échauffement et s’est traduit en application, en concentration et en volonté sur le terrain.

« Il y a plusieurs choses positives, a évalué Saphir Taïder. Le fait de ne pas avoir pris de but, c’est bien. Avoir gagné aussi, c’est bien. C’est le premier match de préparation, tout n’est pas au mieux, mais dans l’engagement, dans l’envie, dans le respect des consignes, dans l’effort, tout le monde a été au top. »

Au fur et à mesure que les coéquipiers apprennent à se connaître, les automatismes se développent et les anticipations s’ajustent. Si la construction et le jeu de passe montréalais ont laissé envisager des jeux excitants, la polyvalence reste importante.

« Il y a des moments où nous avons pu construire de l’arrière et ça nous a ouvert des espaces, a analysé Evan Bush. C’est selon ce que le match nous permet de faire. Nous ne serons pas une équipe qui entre dans la rencontre avec un plan de match rigide. On prend ce qui nous est offert. Les équipes qui essaient de jouer à partir de l’arrière quand ce n’est pas le moment subissent des revirements coûteux. »

Le vétéran Bush a également apprécié le travail de la charnière Zakaria Diallo-Víctor Cabrera, qui a non seulement été étanche, mais qui a aussi bien joué avec le ballon sans prendre de risques mal calculés.

« La communication se développe à l’entraînement. On découvre les distances et le positionnement idéal sur le terrain d’entraînement. Ça se construit en passant des minutes sur le terrain ensemble. J’ai trouvé qu’ils ont tous les deux été excellents durant la rencontre. Nous pouvons être satisfaits du chemin parcouru jusqu’à maintenant. »

Oui, l’Impact peut tirer satisfaction de l’état actuel des choses. À moins d’un mois du premier match de la saison MLS, cependant, on sait qu’il reste du pain sur la planche avant d’être au maximum de ses capacités.

« On est pas forcément au mieux, mais ça nous met de la force dans les jambes, a relativisé Taïder. C’est comme ça qu’on sera prêts. Il nous reste des matchs amicaux. À nous de bien se préparer. Ce sont des moments qu’on doit accepter et gérer, parce que la fatigue est là aussi, mais c’est une bonne première. »

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