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Les numéros et les positions

Sur un terrain de soccer, il est bien rare de croiser un maillot avec un numéro plus élevé que 30. C’est qu’avec un maximum d’environ 25 joueurs par équipe (28 en MLS, pour être exact), il n’est pas nécessaire et pas nécessairement bien vu d’avoir un 90 comme Joé Juneau ou un 92 comme Sam Etcheverry. Il y a d’ailleurs des explications historiques derrière le choix du numéro d’un joueur. Voici votre culture foot, spécial numéros et positions.

L’histoire derrière le numéro derrière le maillot

Alors que plusieurs nations européennes se disputent le titre d’inventrice du foot, la première utilisation documentée des numéros au soccer a été en Amérique du Nord. Lors de la finale de la US Open Cup en 1924, le St. Louis Vesper Buick s’incline 4-2 contre Fall River Marskmen, non sans marquer l’histoire avec de petits carrés blanc avec des nombres dans le dos des joueurs.

En Europe, c’est l’Angleterre qui fait figure de pionnière dans le domaine. Le 25 août 1928, Arsenal affronte The Wednesday (aujourd’hui Sheffield Wednesday) et Chelsea joue contre Swansea Town (maintenant nommé Swansea City). Les joueurs des deux clubs londoniens arborent tous de jolis numéros dans leur dos, au moins quatre ans après leurs confrères américains.

Les tactiques derrière les numéros

À cette époque, les règlements étaient bien différents – et naturellement, les tactiques aussi. Avant 1925, la règle du hors-jeu statuait que c’était le troisième défenseur (incluant le gardien) et non l’avant-dernier joueur qui déterminait la ligne à ne pas franchir avant la passe. Résultat : les équipes utilisaient peu de défenseurs et plusieurs attaquants pour contrer les inconvénients de ce règlement. La formation 2-3-5 était donc préconisée par pratiquement la totalité des clubs dans le monde.

1925 marque un tournant dans le monde footballistique. La règle du hors-jeu devient celle qu’on connait aujourd’hui : l’avant-dernier défenseur représente la ligne à ne pas dépasser avant une passe. Ce changement permet de mieux garnir le milieu de terrain; on voit l’arrivée de la formation W-M, une forme de 3-4-3 prototypique.

Les numéros et leur position de nos jours

#1 – Gardien

Pas de secret ici. Le gardien titulaire a le privilège de porter le premier numéro de l’équipe. De manière surprenante, quelques joueurs sans gants ont porté ce nombre, notamment Edgar Davids en fin de carrière à Barnet.

#2 – Arrière-droit

Typiquement, le #2 est un numéro de défenseur, surtout sur les ailes. Dans l’ordre, il était attitré au défenseur droit.

#3 – Arrière-gauche

De la même manière, le #3 s’en va au défenseur gauche.

#4 – Défenseur central

Dans une défense à 4, le #4 est normalement porté par le défenseur central gauche.

#5 – Défenseur central

Le #5 est aussi typiquement sur le dos d’un défenseur central, celui qui joue à droite de la charnière.

#6 – Milieu récupérateur

Au cœur du milieu de terrain, le #6 patrouille les mètres devant la défense centrale. Son rôle est plus défensif et définitivement crucial : il bloque les axes de passe centraux, il presse le détenteur du ballon, il marque l’attaquant qui fait un appel court, il tacle les dribbleurs au centre du terrain. Bref, sa plus grande responsabilité demeure de gagner la possession du ballon pour son équipe.

#7 – Ailier droit

Le 7 chanceux est à droite, sur l’aile. Il déborde, il coupe à l’intérieur, il dribble, il centre. C’est souvent un joueur rapide (n’est-ce pas, Dom Oduro?) et/ou technique.

#8 – Milieu distributeur

On le qualifie souvent de métronome : c’est ce milieu de terrain qui effectue le lien entre les défenseurs et les attaquants, mais aussi celui qui change le tempo des passes. Le #8 distribue le ballon, trouve les espaces entre les lignes, tempère ou accélère; il dicte le rythme du match. Il a une excellente endurance, une vision et une qualité de passe supérieures et un bon contrôle du ballon.

#9 – Attaquant/buteur

Celui qui peut tout changer d’une seule touche de balle. Le #9 est le renard des surfaces, le finisseur, le cauchemar des défenseurs adverses. Bien que plusieurs profils d’attaquants existent, deux points communs restent : ils ont un tir précis et une facilité à se démarquer.

#10 – Milieu offensif

Le maestro. Le chef d’orchestre. Le #10 est le meneur de jeu de l’équipe. Il organise l’attaque, il déséquilibre la défense adverse, il crée des chances d’un coup de pinceau – pardon, de pied. Sa technique est irréprochable, sa vivacité d’esprit magistrale, sa créativité artistique.

#11 – Ailier gauche

Du côté gauche, le #11 a un rôle offensif, aussi crucial que celui du #7. Technique, rapide, créatif, il doit être capable de battre son marqueur à un contre un, de faire des appels dans le dos de la défense et de centrer.

N.B. : Ceci est un guide général des numéros et des positions. Selon la formation, les tactiques et les profils variés, les positions peuvent changer. Impact Média n’est pas responsable des exceptions à cette règle.

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