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Impact Média visite la cathédrale du foot

C’est avec les oreilles bourdonnantes, la gorge irritée et un sourire fendu jusqu’aux oreilles que votre représentant d’Impact Média a terminé la soirée du mercredi 4 mai 2016 dans la capitale espagnole. Et pour cause : nous venions d’assister à une demi-finale de la Ligue des Champions de l’UEFA dans la cathédrale du foot, le Santiago Bernabéu, enceinte du club le plus titré d’Europe, le Real Madrid, qui a gagné son billet pour rejoindre les voisins de l’Atlético au San Siro le 28 mai et espérer ajouter une 11e conquête européenne en prenant la mesure de Manchester City et de Sergio Agüero par la marque de 1-0 (0-0 à l’aller).

Les Galacticos contre les nouveaux riches

Le Real est sans contredit parmi les clubs les plus populaires et les plus connus de la planète. Depuis l’ère des Galácticos de Zidane, Ronaldo, Figo, Beckham et autres superstars, les Merengues ont profité de l’expansion du soccer dans de nouveaux marchés pour accroître leur base de partisans aux quatre coins du globe, avec 89 200 000 J’aime sur Facebook à l’appui. Ils ont aussi pu accroître leurs revenus de manière exponentielle : toujours à la tête d’un des trois clubs les plus riches, le président Pérez a eu le loisir de dépenser pas moins de 378,25 millions d’euros lors des trois dernières saisons en frais de recrutement, dont 100 millions d’euros sur un seul joueur, Gareth Bale, un record (auparavant détenu par… le Real Madrid pour le transfert de Cristiano Ronaldo au coût de 94 millions d’euros).

Dans le vestiaire des visiteurs, on retrouvait un club à l’histoire moins légendaire, mais au portefeuille aussi, sinon plus rempli. Manchester City, propriété depuis 2008 de Sheikh Mansour et de la famille royale d’Abou Dabi, s’est allégé de 408 millions d’euros à des fins de recrutement de joueurs depuis la saison 2013-14.

Des alignements tout étoile

Sergio Ramos, Marcelo, Luka Modric, Toni Kroos, Gareth Bale, James Rodríguez, Cristiano Ronaldo contre Joe Hart, Vincent Kompany, Yaya Touré, Kevin De Bruyne et Sergio Agüero… On s’attendait à un match rempli de rythme, où les vagues offensives allaient s’entrechoquer d’un côté comme de l’autre du terrain. Au contraire, les Madrilènes ont dicté le rythme du match du début à la fin et profité de l’appui de leur fervent public pour enlever tout dynamisme, voire toute énergie aux Mancuniens. Nous avons eu l’impression que Manchester City, et en particulier l’Ivoirien Yaya Touré, n’a même pas essayé de décrocher la qualification pour la finale.

Une ambiance extraordinaire

81 044 spectateurs se sont entassés dans le stade Santiago Bernabéu en cette chaude soirée de mai pour ce match retour. Parmi eux, probablement la moitié s’en est donné à cœur joie en sifflant dès que City touchait au ballon, un bruit qui casse les oreilles de manière ahurissante – une chance que les Citizens n’ont eu le ballon au pied que pour 46,6% du match – tandis que l’autre moitié, au moins, tirait tranquillement sur une cigarette. Voilà le seul problème d’un match au Bernabéu : le tabac n’y est pas interdit.

Un magnifique et imposant tifo a été déployé par l’ensemble du stade pour accueillir les effectifs et mettre de la couleur à l’hymne caractéristique de la Ligue des Champions, un moment qui nous a donné des frissons. On a pu également entendre de nombreux chants de supporters qui retentissent également au Stade Saputo… signe que la culture foot est globale.

Gareth Bale, un but qui vaut son pesant d’or

Après que le défenseur central belge Vincent Kompany soit sorti sur blessure – encore une fois – à la 10e minute, le Real a pu s’installer confortablement dans le match. La pression mancunienne n’a jamais importuné Kroos le métronome et Modric le chef d’orchestre, une paire de milieux de terrain accordée à la perfection. Puis, à la 20e minute, la délivrance : Kroos décale sur Modric qui relaye à Carvajal, complètement libre sur l’aile droite. L’arrière droit espagnol envoie dans l’espace pour Gareth Bale qui coupe la défense de City comme du beurre, avant de tirer? Centrer? Peu importe, puisque le ballon passe par-dessus la tête de Hart, touche l’intérieur du poteau et finit sa course dans les cordages. 1-0 Real. C’est la fête.

La mi-temps ou l’heure du sandwich

Les matchs de Ligue des Champions débutent tous à 20h45, heure d’Europe centrale. C’est donc dire que les deux coups de sifflet de l’arbitre indiquant la mi-temps retentissent autour de 21h30… Heure à laquelle presque tous nos voisins ont sorti un sandwich-baguette. Était-ce leur souper ou un encas? Dans un cas comme dans l’autre, on les enviait. Le jamón était bien loin.

¿La Décima mas una?

La deuxième mi-temps n’a pas rempli ses promesses, avec bien peu d’entrain de la part des Sky Blues et Kroos et Modric qui avaient les quatre mains sur le volant. Malgré ce contrôle presque ennuyeux tellement il était magistral, on sentait le stade nerveux, prêt à encourager les siens avec ardeur : c’est qu’avec cette marque de 1-0, un seul but de City envoyait le Real en déconfiture. Ce but ne verra jamais le jour, et le Real a pu célébrer sa qualification pour une 14e finale; célébrations qui ont duré pendant près de 20 minutes après le coup de sifflet final.

Le Real Madrid a encore deux matchs à son calendrier cette saison et se bat encore sur deux tableaux. Il y a bien sûr la finale de Ligue des Champions contre le voisin de l’Atlético ; mais en cas de victoire samedi contre le Deportivo La Coruña et de tout autre résultat qu’une victoire pour Barcelone, les Madrilènes seraient sacrés champions d’Espagne. Une fin de saison sur les chapeaux de roue pour l’équipe de Zidane.

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