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Bernier tenu à l'écart du jeu samedi contre NYCFC

Patrice Bernier a agi en capitaine : il a reconnu son erreur.

À mi-chemin de la seconde mi-temps, samedi à Philadelphie, Bernier pouvait être satisfait de sa performance. Le capitaine montréalais avait protégé le ballon, dicté le tempo pour son équipe et réussi 39 de ses 40 passes tout en récupérant le ballon judicieusement à quelques occasions.

Mais tout s’est terminé à la 67e minute, lorsque l’arbitre Sorin Stoica a logiquement sorti un deuxième carton jaune pour Bernier lorsqu’il a fauché Vincent Nogueira, de l’Union. Bernier avait déjà été averti à la 22e minute – un trop-plein d’enthousiasme à la poursuite de Cristian Maidana en était la cause.

Mardi, Bernier a souligné qu’il ne croyait pas avoir touché Nogueira sur cette action. Mais il a admis que le geste lui-même avait « créé quelque chose » sur laquelle l’arbitre devait se prononcer.

« Avec l’expérience que j’ai, je n’aurais pas dû me mettre dans cette situation-là, a regretté Bernier. Mais c’est arrivé. On passe [à autre chose]. Je suis déjà puni. Je ne peux pas jouer samedi ou être admissible. J’avance. »

Il s’agissait de la première expulsion de Bernier en MLS. Il n’avait été suspendu qu’une fois depuis son retour à la maison, en décembre 2011 : le Comité de discipline de la MLS l’avait exclu pour un match en raison d’un tacle dangereux sur Ryan Johnson, du Toronto FC, le 27 juin 2012.

En route vers les vestiaires du PPL Park, des coéquipiers anciens et actuels de Bernier – Andrew Wenger, Laurent Ciman, Donny Toia et Evan Bush – lui ont apparemment montré leur soutien. Et c’était avant même que Jack McInerney donne au Montréalais l’espoir de récolter trois points avec un surprenant but, trois minutes après l’expulsion.

« J’étais content quand je suis rentré dans le vestiaire; le préposé m’a dit qu’on avait marqué, s’est rappelé Bernier. Ça enlève une certaine pression, savoir que tu as laissé ton équipe à 10, mais qu’ils mènent au score. J’en dois une bonne [à Jack]. Mais on est sorti avec le point. Ça fait que le rouge a passé un peu mieux. »

Le groupe s’est félicité de sa réaction au désavantage numérique. L’Impact a plus tard encaissé un deuxième but, mais le verdict nul de 2-2 était synonyme d’un bon point à l’extérieur.

« Ça montre le genre d’équipe que nous sommes, a avancé Dominic Oduro. Ça montre que nous avons confiance en notre équipe, en notre aptitude à garder le ballon peu importe le nombre de joueurs. Je crois que Jack a marqué un but incroyable contre son ancienne équipe. Il a été solide pour nous. Nous avons bien fait. »

« Tout est une question de timing, parfois, a ajouté l’entraîneur Frank Klopas. Patrice voulait réaliser ce jeu, et il était un peu en retard. Difficile de disputer celle-là. Mais on pourrait aussi dire que le corner qui mène à leur but n’est pas un corner, et ils le donnent, mais ce sont ces petites choses : parfois, elles sont de votre côté, parfois non. Mais notre capacité, à 10 joueurs, à marquer le deuxième but… nous n’avons pas pris trois points, mais ce point est très positif. [Nous pouvons] bâtir là-dessus. »

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