Montreal v New England Bernier

Plusieurs options au milieu

MONTRÉAL – En 10 jours, l’Impact a embauché Marco Donadel, réclamé Nigel Reo-Coker au repêchage des joueurs disponibles et retenu les services de Patrice Bernier.

Ajoutons-y Felipe, Calum Mallace, Jérémy Gagnon-Laparé et Louis Béland-Goyette, et voilà une pléthore d’options pour (vraisemblablement) deux places au milieu de terrain de l’Impact – et, il est vrai, dans celui de son équipe en USL PRO également.

L’entraîneur Frank Klopas ne s’en privera toutefois pas. Il jugeait qu’il devait améliorer son équipe en se donnant de bonnes options à chaque position. C’est fait au milieu.

« La saison de MLS est longue, a rappelé Klopas en conférence de presse ce jeudi, lorsque le club a annoncé la mise sous contrat du capitaine Bernier. Les déplacements, à partir d’ici, sont compliqués. Il est donc très important d’avoir des joueurs de qualité, pas seulement un, à chaque poste.

« Pour moi, rien n’est garanti en ce qui a trait à l’identité de ceux qui vont jouer, a poursuivi Klopas. Rien n’est acquis pour personne, qu’il s’appelle Donadel, Reo-Coker ou Patrice Bernier. Il faut le mériter sur le terrain à l’entraînement et en match. »

Bernier est resté à Montréal dans ce but précis, bien qu’il soit conscient qu’on le considère de plus en plus comme un mentor au sein de l’organisation. Mais, malgré ses 35 ans, Bernier se sent bien et démontre encore les qualités qui le définissent : l’intelligence, la temporisation, les aptitudes balle au pied.

Les négociations avec Bernier ont semblé traîner en longueur, mais les deux parties n’ont jamais douté qu’une entente interviendrait. Un contrat d’une saison avec une option pour une autre en poche, Bernier a laissé entendre qu’il pourrait s’agir de son dernier contrat tout en précisant qu’il considérerait sa situation une année à la fois.

« Mon cœur est ici, a souligné Bernier. J’ai commencé ici, et l’objectif, quand je suis revenu ici il y a trois ans, était de faire partie du projet et de pouvoir finir ma carrière ici. Après une mauvaise saison, tu commences à penser à tout, parce qu’à mon âge, tu commences à te dire que tu veux gagner, que tu veux finir sur une bonne note en sachant que tu as construit quelque chose qui dure. »

Les emplettes montréalaises au milieu sont donc probablement terminées. Donadel était le numéro 6 recherché, et Reo-Coker était assurément le numéro 8 désiré, a indiqué le directeur technique Adam Braz en entrevue à MLSsoccer.com. S’il est vrai que Reo-Coker a occupé divers postes ces dernières années, aborder ce sujet n’a pas été nécessaire au cours des discussions entre le joueur et le club, avant le repêchage des joueurs disponibles.

« Je crois qu’il savait – et nous le savons – qu’il serait un milieu de terrain axial chez nous, a précisé Braz. Ce qui se passe chez les autres équipes, les positions qu’on y occupe, ça nous importe peu. Nous savons que c’est sa meilleure position, et il nous aidera. »

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