Les 50 premiers matchs au stade Saputo en statistiques

Un peu plus de trois ans ont passé depuis et le club montréalais a bouclé une autre page de son histoire, le 29 juin dernier, alors qu’il a disputé son 50e match régulier au Stade Saputo.



Par pure coïncidence, c’est par un autre verdict nul de 0-0 que s’est conclue la rencontre opposant l’Impact à ses visiteurs, les Islanders de Porto Rico.



Évidemment, 50 matchs peuvent prendre l’allure d’une simple parenthèse dans les annales d’un club qui avait disputé près de 500 matchs réguliers avant d’entamer son ultime saison dans le championnat nord-américain de seconde division. Cependant, on peut faire ressortir quelques statistiques révélatrices d’une courte période comme s’est employé à le faire le statisticien officiel de l’Impact, Camille Baccanale.



À prime abord, on constate à quel point la contribution du milieu argentin Leonardo Di Lorenzo a été importante au cours de ces 50 premiers matchs disputés au Stade Saputo puisque son nom apparaît dans le «Top 5» de presque toutes les catégories recensées.



Au deuxième rang pour le nombre de matchs joués (39), de matchs débutés (34), de minutes jouées (2979), de passes décisives (6) et de tirs (44), Di Lorenzo est également parmi les meneurs pour le nombre de buts (4), de buts gagnants (2), de points (14) et de fautes commises (31).



Au chapitre de l’assiduité lors des 50 premiers matchs, la palme revient au milieu récupérateur David Testo qui a été titulaire à 37 reprises et qui a pris part à 41 rencontres, amassant un total de 3235 minutes de jeu pour ainsi être le seul joueur à avoir passé le cap des 3000 minutes.







La position cruciale occupée par Testo, comme sentinelle avancée de la brigade défensive, explique qu’il soit le leader au chapitre des fautes commises (58) et occupe le troisième rang pour le nombre de cartons jaunes (9) écopés.



Étonnamment, le sommet du classement des cartons jaunes n’est pas non plus occupé par un joueur comme Nevio Pizzolitto, reconnu comme un rempart très solide devant le gardien montréalais et qui ne ménage pas ses adversaires.



Le capitaine se classe au second rang avec ses 10 cartons jaunes, un de moins que le joueur ayant le plus l’air d’un enfant de chœur, le polyvalent Simon Gatti.



Dans les catégories offensives, les nombreux changements apportés à l’effectif de l’Impact au cours des trois dernières saisons font en sorte qu’on ne s’étonne pas de retrouver seulement un ou deux joueurs portant encore le maillot montréalais dans le Top 5 des catégories «plus de buts», «plus de buts gagnants», «plus de passes», «plus de points» et «plus de tirs».



Comme mentionné précédemment, Leonardo Di Lorenzo est le seul joueur encore actif apparaissant dans ces cinq catégories. Il est sur un pied d’égalité avec Ali Gerba pour le nombre de buts (4) et revendique le double du nombre de passes décisives accumulées par Antonio Ribeiro (3).



Pour le reste des meilleures statistiques offensives, il faut se tourner vers le passé.

Tony Donatelli y occupe une place de choix avec le plus grand nombre de buts (8) et de points (19) sur un pied d’égalité avec Roberto Brown, tout en se retrouvant dans le Top 5 pour les passes décisives (3), les buts gagnants (3) et le nombre de tirs (34).



Donatelli fait aussi partie du Top 5 pour le nombre de matchs débutés (26), de matchs joués (38) et pour le total de minutes jouées (2264).



Le joueur montréalais Rocco Placentino s’est aussi bien débrouillé pendant cette période avec le deuxième plus grand nombre de buts (6) sur un pied d’égalité avec Roberto Brown, avec le troisième meilleur total de passes décisives (4) et avec le plus grand nombre de tirs (79).







Un autre joueur qui aimait bien tirer et qui a quitté l’Impact après la conquête du titre de champion de 2009 est Joey Gjertsen, dont les 41 tirs lui valent la troisième position à ce chapitre derrière Placentino et Di Lorenzo.



Il reste moins d’une demi-saison à disputer à l’Impact en championnat nord-américain de seconde division au Stade Saputo. L’attention des amateurs, des joueurs, du personnel technique et des administrateurs sera bientôt tournée exclusivement vers la MLS et le championnat nord-américain de première division avec ses grands noms comme Thierry Henry, David Beckham, Landon Donovan, Rafael Marquez, Dwayne De Rosario, Brek Shea, Chris Wondolowski et autres.



Nous voulions donc souligner la contribution des joueurs qui ont réussi à soulever les foules du Stade Saputo, car les statistiques des dernières saisons en seconde division disparaîtront probablement dans les oubliettes de l’Histoire, une fois que le club aura accédé aux ligues majeures…



Martin Smith, Impact Média



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