Retour en Caroline six mois après une élimination controversée…

Les joueurs devront cependant puiser davantage de sources de motivation, dans la nécessité de signer rapidement un résultat positif à la suite de la défaite de 1-0 à Tampa Bay, samedi dernier, plutôt que de chercher à assouvir une vengeance à la suite de la fameuse demi-finale retour du 17 octobre contre les RailHawks.



C’est du moins le souhait émis par l’entraîneur-chef Marc Dos Santos.



« Je ne me suis absolument pas servi du dénouement de la demi-finale retour de l’an dernier pour motiver les joueurs, car ça ne ferait pas de sens, affirme-t-il. Tellement peu de joueurs ont connu ça, l’an passé, que ça compliquerait les choses inutilement. »



Seulement huit des 14 joueurs utilisés lors de la demi-finale retour et neuf des 18 joueurs en uniforme ce jour-là, sont encore présents au sein de l’effectif de l’Impact.



On se souviendra que l’Impact avait pris une avance de 1-0 lors de la demi-finale aller à Montréal, avant de s’incliner par la marque de 2-0, à Cary, après que l’arbitre ait accordé le but décisif malgré un hors-jeu flagrant et ait ensuite refusé à l’Impact un but inscrit dans les arrêts de jeu qui aurait forcé la prolongation.



« Le message à passer avant un match doit toucher tout le monde, explique l’entraîneur-chef de l’Impact Marc Dos Santos. Si on avait encore presque tout le groupe de 2010, je pense que je me servirais de la revanche à prendre pour cette élimination controversée. Les joueurs doivent tous pouvoir développer le même sentiment à la suite du message qu’on passe. On doit toutefois rebondir suite à note défaite à Tampa Bay.»



Le message de l’entraîneur-chef a été bien entendu par le vétéran Antonio Ribeiro, mais il ne pourra pas s’empêcher d’avoir une petite pensée pour le dénouement crève-cœur de la série demi-finale.







« C’est sûr que ça va me servir de motivation car on pensait tous se rendre en finale et rapporter un autre titre de champion à Montréal, explique Ribeiro. On a trouvé ça profondément injuste, alors le match de samedi nous fournit une belle occasion de nous reprendre. Les anciens, nous avons conservé un goût amer de cette élimination. »



Même son de cloche chez le capitaine Nevio Pizzolitto.



« Même si on peut essayer d’oublier le passé pour mieux se concentrer sur le présent, ça ne sera pas facile car on va débarquer au stade de Cary en constatant que c’est la même ambiance, la même équipe, les mêmes couleurs… On voudra donc prouver qu’on est les meilleurs. »



Le plus sanctionné de tous les joueurs montréalais a été l’arrière latéral Richard Pelletier, qui a écopé six matchs de suspension.



« Ma sanction est un peu lourde, mais ça fait partie du foot, dit-il aujourd’hui. C’est bête puisque je n’ai jamais posé un geste envers l’arbitre. J’ai seulement tapé le piquet de corner. Maintenant, on joue de nouveau contre les RailHawks et si les gars peuvent aller chercher une victoire, ce sera une sorte de revanche, même si je ne pourrai pas être sur le terrain avec eux. Cette absence forcée du jeu est frustrante, mais je travaille très fort aux entraînements et je serai prêt pour les matchs du championnat canadien que je peux disputer. Quand on aura besoin de moi, je répondrai présent. »



Son compatriote Kevin Hatchi doit se fier à ce qu’on lui a raconté pour comprendre l’état d’âme des vétérans, mais sa propre source de motivation est claire.



« Pour moi, la motivation viendra surtout du fait que je pourrai enfin disputer mon premier match dans le maillot de l’Impact puisque mes papiers sont maintenant tous en règle. J’ai hâte de découvrir nos rivaux sur le terrain.»



Autre joueur suspendu pour ses réactions intempestives à la fin de la demi-finale retour contre les RailHawks, le défenseur central Hicham Aaboubou ronge son frein en attendant de pouvoir revenir au jeu.







« Ce ne sera pas le même match que l’an dernier parce que l’enjeu n’est pas le même et parce que les RailHawks ont eux aussi plusieurs nouveaux joueurs. Néanmoins, on veut gagner parce qu’on veut montrer aux gens de Montréal que nous sommes capables de revenir de la Caroline avec une victoire. »



Amir Lowery, le plus récent joueur recruté par l’Impact, se retrouvera vraiment avec le doigt entre l’arbre et l’écorce, ce samedi, puisqu’il a disputé les deux dernières saisons dans l’uniforme des RailHawks et qu’il a joué les 90 minutes de la demi-finale retour.



« C’est très spécial de me retrouver de l’autre bord du miroir, si tôt après cette fameuse demi-finale, reconnaît-il. C’est très clair que plusieurs de mes nouveaux coéquipiers n’ont pas encore digéré le dénouement final. Pour ma part, je ressens un sentiment radicalement opposé parce que je suis très heureux de retourner aussi vite en Caroline pour retrouver mes anciens coéquipiers et, particulièrement, mes meilleurs amis Matt Watson et Brad Rusin. Ce sera un match spécial! »



Martin Smith, Impact Média



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