Impact-Rhinos: Une rivalité sans cesse renouvelée

Et ce sera encore le cas dans les prochains jours, alors que juste au moment où le onze montréalais s’apprête à disputer un programme double contre les Rhinos — samedi soir à Rochester (19h35, Sport Plus XM-172) et mercredi prochain au Complexe sportif Claude-Robillard (19h30, RDS, Sport Plus XM-172, CJAD 800) — il se retrouve à deux points des Rhinos... et du premier rang au classement dans la D1 de la USL.

«C’est effectivement pourquoi nous avons l’une des plus grandes rivalités dans la ligue, affirme le défenseur Nevio Pizzolitto, qui a récolté un but et une aide dans les matchs disputés à Rochester l’an dernier. L’Impact et les Rhinos sont toujours parmi les meilleures équipes de la ligue, année après année. Ce sera encore un bon test pour nous.»

Les joueurs montréalais ont bien répondu à ces matchs cruciaux contre les Rhinos ces dernières années. L’été passé, une nulle de 2-2 acquise à Rochester malgré une pluie diluvienne leur avait permis de rester au premier rang, un point devant les Rhinos, puis un gain de 2-0 à Sherbrooke leur avait donné un laissez-passer automatique en demi-finale des séries. En 2004, des victoires identiques de 1-0 à Montréal puis à Rochester, les 7 et 9 juillet, les avaient propulsés au premier rang dans l’Association de l’Est, trois points devants les Rhinos.

«Plusieurs des matchs dont on se souvient le plus contre les Rhinos ont été importants pour le classement, ou encore des matchs des séries, a commenté le milieu Patrick Leduc. La rivalité est plus grande encore quand le premier rang est à l’enjeu.»

Ajoutez à cela une bonne dose d’antipathie mutuelle, alimentée par la domination de l’Impact sur les Rhinos à Montréal (fiche à vie de 13-1-2) et des Rhinos sur l’Impact à Rochester (10-6-2), et attisée par de fréquentes retrouvailles en séries (1996, 1998, 2002, 2003 et 2004), et vous avez là les ingrédients d’une solide rivalité.

«Nous (les Rhinos) nous attendions toujours à nous faire jouer des tours quand c’était le temps de s’amener à Montréal, et sans doute que les joueurs de l’Impact s’attendaient à la même chose (à Rochester), déclare Kirk Wilson, qui s’est joint au onze montréalais cet hiver après cinq saisons avec les Rhinos, et qui connaîtra donc pour la première fois à “l’autre côté” de la rivalité. Mais à la fin, ça finit par s’équilibrer.»

Cette année toutefois, avec l’aide du format à division unique qui a été instauré la saison dernière, l’Impact et les Rhinos ne sont pas seuls en haut de tableau. Il y a aussi les Timbers de Portland et les Islanders de Porto Rico, à égalité avec les Rhinos, et les Whitecaps de Vancouver, qui ont un retard d’un point sur le peloton et une avance d’un point sur l’Impact.

«C’est serré cette année, reconnaît Pizzolitto. Plusieurs équipes se sont améliorées. Une équipe comme Seattle a remporté le championnat l’an dernier, et pourtant ils sont en bas du classement. Ça démontre à quel point c’est compétitif.»

«Ça se bouscule au sommet, souligne Leduc. Ça va être intéressant de voir ce qui va arriver quand nous aurons rattrapé les autres en terme de matchs disputés. C’est à ce moment-là qu’on va avoir une meilleure idée de ce qui va se dessiner d’ici la fin.»

La troupe montréalaise a effectivement disputé un à cinq matchs de moins que les équipes qui la précèdent au classement. Elle est donc en position d’améliorer sa situation.

«Notre principal objectif, c’est d’essayer de s’améliorer de match en match, et d’avoir le vent dans les voiles au moment où les séries commenceront », indique Pizzolitto.

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