FOCUS - 10 avril 2006L’Impact et Montréal, une équipe et une ville qui attirent

En tous les cas, pas Kirk Wilson, ni Mauricio Salles, deux joueurs qui étaient tout à fait libres d’aller jouer où ils le voulaient.

Salles, le troisième marqueur de la D1 de la USL la saison dernière, a refusé les offres de six équipes pour accepter celle de l’Impact. Wilson, finaliste au titre de joueur le plus utile à son équipe l’an dernier, aurait pu rester avec les Rhinos de Rochester ou se joindre à une autre équipe de son pays, mais l’Américain de 28 ans a plutôt choisi de venir poursuivre sa carrière à Montréal.

«Montréal est une ville super, l’Impact est une organisation très professionnelle et l’équipe sur le terrain est très bonne, déclare Wilson en expliquant pourquoi il a décidé de se joindre au onze montréalais. Ils s’assurent que tu es heureux, ils prennent soin de toi. Ils ne croient pas que leur travail est terminé une fois que le contrat est signé. Ils vous aident à dénicher des ententes pour les souliers et l’équipement, à trouver un logement, à te familiariser avec la ville... Encore maintenant, un gars comme (le gérant d’équipe) Mike Moretto me demande toujours s’il y a quelque chose d’autre dont j’ai besoin.»

«Si je n’avais pas accepté l’offre de l’Impact, j’aurais probablement décidé de rester à Porto Rico, parce que j’aime les gens là-bas, j’aime l’endroit et j’aime l’équipe, affirme Salles, le meilleur marqueur des Islanders au cours des deux dernières saisons, ses deux premières dans la USL. Mais je suis venu à Montréal parce que j’aime le pays et qu’ils ont une très bonne équipe, de bons joueurs, et un bon personnel d’entraîneurs. Et il y a les propriétaires aussi. Ils vous traitent très bien, du premier moment où ils vous appellent jusqu’à votre arrivée.

Les autres équipes vous traitent bien aussi, mais ici, ils essaient toujours de vous en donner un petit peu plus.

«Aussi, ils ont une très bonne philosophie. Ils veulent gagner, pas juste jouer, ajoute l’attaquant brésilien. Et ici, vous avez l’un des plus beaux pays au monde. La vie est bonne et facile — du moins, plus facile que dans bien d’autres pays. Ici, si tu es un bon travaillant, tu auras un bon emploi. Et la ville qui est belle et sécuritaire.»

«L’une des choses qui nous a permis d’attirer certains des meilleurs joueurs est notre succès des dernières années, affirme le gardien Greg Sutton. Les joueurs veulent jouer où ils ont de bonnes chances de remporter le championnat. Et ils aiment la mentalité de cette équipe, où tout est fait en fonction de connaître du succès, de permettre aux joueurs de donner le meilleur d’eux-mêmes.»

Sutton, le gardien de but de l’année dans la D1 de la USL au cours des trois dernières années, a lui aussi “succombé” aux charmes de Montréal, où il demeure maintenant à l’année longue, et de l’Impact, avec qui il a signé cet hiver une nouvelle entente de trois ans. Il a ainsi laissé passer des occasions de retourner dans la MLS ou même de tenter sa chance en Europe, une décision d’autant plus facile que l’Impact offre des salaires plus que concurrentiels, dit-il.

«La sécurité financière est également un élément important et l’Impact offre cela. Alors pourquoi quitter et prendre le risque?, lance Sutton. Qui sait ce qui peut arriver, ce qu’ils vont penser de mon jeu, surtout si je connais un mauvais match ou deux.»

Cette philosophie permet donc à l’Impact de conserver ses meilleurs joueurs, qu’ils aient été développés au Québec ou ailleurs. C’est ainsi qu’au noyau de joueurs locaux composé des Mauro Biello, Patrick Leduc, Gabriel Gervais, Nevio Pizzolitto et compagnie, se sont greffés des joueurs “étrangers” comme Zé Roberto, Mauricio Vincello, Masahiro Fukasawa et Darko Kolic, qui ont décidé de prolonger leur séjour et font maintenant partie des meubles.

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