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Trois moyens de déchoir les anges

Les meneurs de la MLS ont gagné seulement deux de leurs cinq derniers matchs

Avant la saison 2019, l’entraîneur-chef du LAFC, Bob Bradley, a donné un défi de taille à son Joueur désigné Carlos Vela : devenir le Lionel Messi de la MLS. On dirait bien que l’attaquant mexicain formé à Arsenal l’a pris au mot, lui qui mène la ligue au niveau des buts (14) et des passes décisives (sept), pendant que son équipe est en pole position du classement général nord-américain. Mais au-delà des statistiques, Vela prouve qu’il est probablement le meilleur joueur du circuit Garber, s’impliquant dans le jeu en tant qu’électron libre, passant du couloir droit au centre du terrain, prenant le rôle de courroie d’alimentation, de créateur et de finisseur. Bref, il y a du pain sur la planche côté montréalais.

D’un autre côté, l’Impact a prouvé qu’il sait faire le travail sur la route et mettre du sable dans l’engrenage d’équipes à l’attaque puissante. L’infirmerie du Centre Nutrilait commence à dérougir et déjà, le Joueur désigné Nacho Piatti a retrouvé le terrain samedi dernier au Stade Saputo et s’entraîne à fond de train. Rémi Garde devra cependant faire sans Samuel Piette, suspendu pour une accumulation d’avertissements, et sans Omar Browne, toujours indisponible sur blessure. Dans ce contexte, voici les trois éléments à surveiller au Banc of California Stadium.

1. Les transitions rapides

Il n’est pas rare que le LAFC investisse le tiers adverse avec sept, voire même huit joueurs. Défendre ce genre de situation est bien entendu plutôt délicat, mais lors de la récupération du ballon par la défense, des opportunités de contre se présentent d’elles-mêmes. Ce sera à l’Impact d’être décisif dans ces situations qui s’ouvrent quelques fois dans un match sur la route.

2. Le marquage dans le tiers défensif

Vela, Rossi et al. aiment bien combiner dans le tiers adverse et n’hésitent pas à rebrousser chemin, même lorsqu’une bonne chance de centrer se présente. Dans ce genre de situation, il peut être tentant de se laisser aspirer par le ballon et de mettre trop de pression sur le porteur de l’objet, laissant par le fait même des attaquants libres. Les Montréalais devront garder leur sang-froid, ne pas se laisser dribbler dans les zones importantes du terrain et gagner une majorité des duels.

3. Les tirs de l’extérieur de la surface

C’est une bonne chose qu’Evan Bush soit un féru de musculation : ses jambes devront le propulser plus d’une fois en raison des menaces que représentent Vela et Rossi de l’extérieur de la surface. Les Joueurs désignés californiens sont tant capables de tirer en puissance que d’enrouler des frappes dans les coins du but; marquage préventif défensif et une bonne dose de parades de Bush font partie des ingrédients pour les empêcher de nuire.

 

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