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L’Académie de l’Impact de Montréal et l’ARSQ sont partenaires

L’Académie de l’Impact de Montréal et l’Association régionale de soccer (ARS) de Québec viennent d’exposer certains détails du partenariat entre les deux organisations, dévoilé en mai dernier. Cette annonce fait suite à une rencontre, en octobre dernier, entre le directeur de l’Académie, Philippe Eullaffroy, et trois représentants de l’ARS Québec : son directeur général Alexandre Harvey, son directeur technique et entraîneur cadre Helder Duarte et son coordonnateur des communications et du marketing, Pierre-Luc Tremblay.

Impact Média était sur place pour recueillir les commentaires des intervenants, qui assurent que le chemin qui va de Québec à l’Impact passe par l’ARS Québec.

Comment l’idée de cette collaboration est-elle née?

Philippe Eullaffroy : Les rapprochements datent d’il y a environ deux ans et demi. Nous avions donné une présentation à Québec, et c’est à ce moment que nous avons décidé d’aller vers l’avant. Nous entretenons des partenariats de différents niveaux, du plan technique à l’aspect événementiel ou communicationnel, où les gens du marketing et des communications entrent en jeu. Dans tous les cas, les deux entités doivent en retirer des avantages et surtout les jeunes joueurs, et tout est ouvert à la discussion – tout le monde doit être à l’aise. Le partenariat est formalisé : dates, nombre de visites des entraîneurs, etc. Tout est ainsi clair et net, et les deux côtés peuvent être exigeants envers l’autre. Ce contrat moral fait qu’à un certain moment, nous pouvons mutuellement décider de pousser le partenariat plus loin si nous sentons que ça se passe bien.

Pourquoi ce genre de partenariat est-il important?

PE : Nous avons quelques partenariats au Québec, d’une part parce qu’on peut considérer que notre centre de formation, c’est le Québec en entier, et d’autre part parce que c’est en collaborant de près avec des clubs et des ARS que nous optimisons nos chances de dénicher du potentiel. Nous pouvons ainsi atteindre les objectifs de tout le monde – de l’ARS, de l’Impact et, en premier lieu, du jeune qui veut optimiser son potentiel et avoir une chance de faire de sa passion son métier. Et surtout, dans le cas qui nous concerne, nous aimerions avoir davantage de jeunes de Québec. C’est la plus grosse ARS de la province, mais elle n’est pas bien représentée au sein de notre structure. Malgré l’éloignement, c’est un paradoxe. Nous devons entretenir une plus grande proximité avec les ARS et les clubs. Nous avons besoin d’eux. La volonté de travailler ensemble est mutuelle. Tout ça ne peut être que très positif.

Quel sentiment habite l’ARS Québec à l’heure de présenter cette entente?

Helder Duarte : Si nous avons parlé à Philippe, c’est que nous avons des joueurs de fort potentiel à Québec. C’est intéressant de discuter de proximité; une des idées que nous chérissons, c’est qu’un jeune ciblé par l’Impact, mais qui n’est pas prêt à déménager, fasse deux ans de sports-études chez nous en travaillant selon les principes de l’Impact. Ensuite, une fois arrivé en secondaire III, il partirait à Montréal pour rejoindre la structure principale de l’Académie. Les jeunes et leurs parents ont souvent peur de l’inconnu, surtout si le jeune a 12 ou 13 ans. On perd beaucoup de joueurs ainsi. Par contre, si le jeune ciblé par l’Impact suit le parcours que nous avons tracé, nous récupérerions beaucoup de joueurs. Notre objectif, comme ARS, c’est qu’un maximum de nos joueurs se joigne à l’Impact. Et le message que nous voulons lancer aux jeunes joueurs de la région de Québec, c’est que pour jouer à l’Impact, il faut passer par le sport-études à Québec.

Les parents et les jeunes vous parlent à ce point de l’éloignement?

HD : C’est le facteur principal qui fait que les jeunes n’intègrent pas la structure, tant du côté masculin que féminin – beaucoup de joueuses ne veulent pas déménager pour se joindre au Centre national de haute performance [à Laval].

Alexandre Harvey : Cependant, faire connaître les installations comme le Centre Nutrilait à nos membres et leur faire comprendre tout ce que vous faites ici, ça peut être avantageux pour tout le monde. Un avant-goût des installations [en participant à une séance d’entraînement] peut permettre aux jeunes de mieux comprendre et leur donner envie d’aller plus loin, comme ceux de l’Académie qui côtoient les professionnels au Centre. Ils verraient qu’ils ne sont pas obligés d’aller en Europe pour vivre ça; c’est possible ici.

Comment les jeunes joueurs de Québec voient-ils leurs perspectives d’avenir à l’Impact?

HD : Dans les présentations que nous faisons, tant aux parents et aux jeunes qu’aux directeurs techniques, nous insistons sur le fait que le sommet de la pyramide, c’est l’Impact. « Si tu veux te rendre à l’Impact, voici le cheminement nécessaire. » Quand Julien Bourassa [défenseur central de l’Impact U13 originaire de Québec] a été recruté à l’Académie, il a fait l’objet de reportages, nous avons parlé de lui sur notre site. Ça fait déjà parler.

AH : Au-delà de ça, l’Impact accroît sa notoriété dans la région de Québec. Dorénavant, on voit des clubs fiers de se déplacer en autobus pour aller encourager l’Impact à Montréal. Ce n’était pas comme ça il y a cinq ans. C’est le bon moment de parler de formation et de partenariats techniques à Québec avec l’Impact. Le logo et le nom font partie de nos mœurs.

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