L'Impact profite de la pause pour travailler sur les coups de pied arrêtés

MONTRÉAL – Jouer tous les trois jours ne laisse pas beaucoup de temps pour du travail approfondi à l’entraînement.

C’est pourquoi l’Impact de Montréal accueille volontiers l’actuelle pause de 10 jours : il sera possible non seulement de se reposer, mais aussi de travailler. Marco Schällibaum et son personnel pourront se pencher sur quelques difficultés, dont les coups de pied arrêtés.

Après la victoire de 3-2 de l’Impact sur le Real Salt Lake, samedi dernier, Schällibaum avait reconnu certains problèmes sur coups francs et corners – hormis le spectaculaire but gagnant de Matteo Ferrari. Vu le peu de temps à la disposition de l’Impact, la tendance s’est poursuivie au cours du premier match de la finale du Championnat canadien Amway, ce mercredi : les remises sur coup franc sont atterries soit à l’extérieur du terrain, soit directement dans les mains du gardien adverse.

« C’est sûr que ç’a été un peu frustrant à cet égard, mais vous savez, il y a des matchs où ça passe et d’autres où ça passe moins, a souligné Hassoun Camara, une cible habituelle sur coup franc. Nous avons assez de qualité avec Patrice ou Marco qui peuvent assumer ces responsabilités. Nous avons confiance en eux. C’est sûr que ça ne peut pas passer à tous les matchs et être décisif. Il faut continuer de travailler et rester dans cet esprit-là. »

Cela dit, il n’est pas si facile de s’approprier totalement les tactiques sur coup de pied arrêté cinq mois après l’arrivée d’un nouvel entraîneur. S’il est vrai que l’entraîneur-adjoint Mauro Biello reconnaît qu’une remise de qualité et un synchronisme impeccable demeurent les éléments clés dans ces situations, Schällibaum a apporté de nouvelles idées qui n’ont tout simplement pas eu le temps de devenir une seconde nature pour les joueurs.

« Nos schémas sont nouveaux, et ça prend du temps, a affirmé Biello. Il faut continuer de travailler, d’apporter un élément de surprise à l’autre équipe. Tout le monde se prépare bien pour affronter des schémas classiques. Si tu peux apporter quelque chose de différent, pour surprendre l’autre équipe qui n’est pas prête, avec une bonne balle dans la surface, tu peux compter des buts. »

Et comme les mots d’Hassoun Camara l’indiquent, le moment où les Montréalais maîtriseront ces schémas ne sera pas le moment où ils deviendront prévisibles.

« Nous allons essayer de travailler sur d’autres possibilités tactiques offensivement aussi, a garanti le défenseur français. Ça peut être bien et l’entraîneur a encore plein d’idées. »

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