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Culture foot : l’Impact en séries éliminatoires

On le sait tous : la vraie saison, c’est les séries. On a déjà départagé les hommes des enfants. En séries, les légendes sont créées, les supporters sont gonflés à bloc, les joueurs donnent leur 111% - les clichés coulent à flots. Et si le chemin vers le championnat est parsemé d’embûches, ça ne fait que rendre la victoire plus savoureuse. Dans son histoire, l’Impact de Montréal a été champion des séries à trois reprises : en 1994, dès sa première qualification au tournoi de fin de saison de la A-League; en 2004, alors que le Bleu-blanc-noir a aussi été champion de la saison régulière; et en 2009, pour la première fois dans son nouveau domicile du Stade Saputo.

L’Impact en séries, c’est presque l’ordre naturel des choses. Le club montréalais, en 26 saisons (incluant les saisons intérieures disputées en NPSL au Centre Molson, à l’époque), s’est qualifié à 19 reprises, un taux de réussite de 73%. En MLS, le portrait est aussi positif : trois billets pour le tournoi automnal en cinq saisons. D’ailleurs, depuis 2012, date de l’entrée en ligue majeure d’IMFC, exactement la moitié des clubs de la MLS se sont qualifiés à trois reprises ou plus pour les séries.

 

D.C. United, un adversaire riche en histoire

L’Impact de Montréal affrontera le D.C. United pour la première fois en séries éliminatoires. Lors de ses deux participations précédentes, le Bleu-blanc-noir a affronté le Houston Dynamo en 2013 dans un match de barrage (une amère défaite de 3-0 dans laquelle Marco Di Vaio et Andrés Romero avaient vu rouge), le Toronto FC en 2015 aussi dans un match de barrage (une victoire sèche de 3-0 où le rival était clairement médusé par un Stade Saputo électrique et par une performance étincelante de l’effectif montréalais) et le Columbus Crew, éventuel finaliste 2015, en demi-finale d’Association Est (qui a bien commencé grâce à une victoire de 2-1 à domicile pour se terminer en prolongation sur une victoire de 3-1 des locaux ohioains).

Les représentants de la capitale étasunienne, quant à eux, sont en MLS depuis maintenant deux décennies et font partie des clubs les plus titrés de la ligue : quatre championnats de la Coupe MLS sur cinq présences en finale, bien que le dernier remonte à 2004. L’an dernier, le parcours du D.C. United a été similaire à celui de l’Impact : une victoire en match de barrage à domicile par la marque de 2-1 contre le New England Revolution qui a mené à une élimination en demi-finale contre New York Red Bulls sur le score cumulatif de 2-0. Dans les cinq dernières années, le rouge et noir n’a raté les séries qu’une seule fois, en 2013, alors qu’il a terminé bon dernier de la ligue.

Mais tout ça sera oublié bien rapidement sur le terrain du RFK Stadium, où l’Impact tentera d’ajouter un chapitre victorieux à son histoire.

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