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Les surnoms célèbres - Deuxième partie

Laurent Ciman « Le général »

Depuis son arrivée à Montréal, Laurent Ciman a pris d’assaut la MLS, faisant office de véritable pilier pour la défensive du Bleu-blanc-noir. Le défenseur par excellence de la saison 2015 n’a pas mis de temps à entrer dans le cœur des supporters montréalais qui lui ont donné le surnom de « général » quelques semaines seulement après son arrivée dans la métropole québécoise.

Dennis Bergkamp « The Non-Flying Dutchman »

Bizarrement, l’attaquant hollandais non volant n’a pas été recruté par Arsène Wenger. Son arrivée en 1995 à Arsenal a cependant pavé la voie au beau jeu développé par le tacticien français. Son surnom provient de sa phobie des airs; Bergkamp a d’ailleurs dû rater plusieurs matchs de Ligue des champions en raison de cette peur de voler – une peur qui s’effaçait complètement lorsqu’il foulait les terrains.

Franz Beckenbauer « Der Kaiser »

Icône d’une époque révolue, le défenseur central allemand a mérité son surnom « d’empereur » pour son style gracieux et son influence sur le terrain. Il n’était pas rare de voir Beckenbauer, dans son rôle de libero, effectuer des chevauchées épiques et se retrouver au niveau de ses attaquants. Son total de 64 buts en 439 matchs pour le Bayern Munich expose bien son penchant pour la chose offensive, sans négliger bien sûr ses obligations derrière.

Gerd Müller « Der Bomber »

Pas moins de 14 buts en Coupe du monde, un record jusqu’à l’arrivée de Ronaldo. 68 buts en 62 matchs avec l’Allemagne de l’Ouest, 398 buts en 453 matchs avec le Bayern Munich. Le bombardier est l’un des meilleurs buteurs de l’histoire, sinon le meilleur. Sa vitesse et son agilité ont été ses principales armes pour torturer les défenses adverses. Boom.

Zinédine Zidane « Zizou »

Le chouchou de la France, révélé lors de la victoire française à la Coupe du monde 1998, a illuminé son sport avant de finir sa carrière dans la tourmente. Avec sa qualité technique une coche au-dessus de tout le monde, sa vision hors pair, sa capacité à contrôler le rythme d’un match et à rendre ses coéquipiers meilleurs, ce n’est pas pour rien que le Real Madrid a dépensé 75 millions d’euros (un record en 2001) pour acquérir le maestro français.

Ryan Giggs « Welsh Wizard »

Le sorcier gallois a peut-être de véritables pouvoirs de jouvence : il a passé 24 ans à Manchester United, exerçant toujours une influence quasi-magique sur les Red Devils. De 1990 à 2014, il a remporté 13 Premier League et deux titres européens, marquant au passage 114 buts en 672 matchs.

René Higuita « El Loco »

Même s’il est bien connu que les gardiens dans tous les sports sont en général différents, cet international colombien n’était vraiment pas reposant. « Le fou », tel que surnommé en raison de sa propension à prendre des risques, a marqué trois buts en équipe nationale et cumule 41 réalisations en club. Higuita est particulièrement connu pour son spectaculaire arrêt du « scorpion » contre l’Angleterre. Le rêve de tous les supporters, le cauchemar de tous les entraîneurs.

Eusébio « Pantera Negra »

Gagnant de 11 championnats portugais et d’une Coupe européenne avec Benfica, la panthère noire a marqué 580 buts en 575 matchs en carrière. Cet attaquant portugais est en fait né au Mozambique, ce qui fait de lui l’une des premières vedettes du foot africain. À noter qu’après un passage de 15 ans à Benfica, il a traversé l’Atlantique et a joué pour des équipes de Boston, de Toronto, de Las Vegas et du New Jersey.

Sebastian Giovinco « Formica Atomica »

Il a torturé les défensives de la MLS l’an dernier : Sebastian Giovinco, la fourmi atomique, a battu le record du circuit Garber pour le nombre total de buts et de passes décisives en une saison en 2015, raflant au passage le titre de Joueur de l’année. À la Juve, avant son arrivée dans la Ville-Reine, il avait remporté deux titres de Serie A durant ses neuf ans à Turin, entrecoupés de deux prêts à Empoli et à Parma.

Givanildo Vieira De Souza « Hulk »

Le surnom universellement connu de cet attaquant brésilien vient autant de sa carrure inhabituelle pour un joueur de soccer que de sa ressemblance à Lou Ferrigno, acteur incarnant David Banner dans l’émission des années 70. Hulk, le joueur de foot, a fait des ravages à son ancien club russe, le Zénith Saint-Pétersbourg. À voir ici.

Ferenc Puskás « Száguldó Őrnagy »

L’attaquant hongrois, incarnation même de l’époque dorée de la Hongrie, est une légende du soccer européen : certains le placent même au niveau de Johan Cruijff. Son surnom de « major galopant » vient de son premier club, le Budapest Honvéd, équipe de l’armée hongroise. Il a ainsi obtenu le grade militaire de major, un titre d’officier, tout comme les autres joueurs de l’équipe, leur évitant ainsi de devoir accomplir leur service militaire. En carrière, celui dont le nom de famille est maintenant devenu le nom du trophée du plus beau but de l’année remis par la FIFA a compté pas moins de 625 buts en 631 matchs avec Budapest et le Real Madrid.

Sergio Agüero « Kun »

Le buteur argentin de Manchester City a connu son lot de blessures depuis son arrivée en Europe, d’abord à l’Atlético Madrid puis avec les Sky Blues. Celui qui a été champion de la Coupe du monde U-20 en 2007 au Canada tire son surnom des dessins animés japonais Kum Kum; ses grands-parents lui ont trouvé une ressemblance avec le personnage principal.

Eiður Guðjohnsen « Ice Man »

Avant que l’Islande ne bénéficie du facteur cool sur la planète foot, il y avait l’homme de glace, Eiður Guðjohnsen. L’attaquant de Molde, ex-Barcelone et Chelsea, a certainement vu du pays dans sa carrière de 22 saisons : l’Islande, bien sûr, suivie des Pays-Bas, de l’Angleterre, de l’Espagne, de la France, de la Grèce, de la Belgique et de la Chine, pour enfin arriver en Norvège. Ses voyages ont été fructueux, puisqu’il ramène quatre titres de champion (Eredivisie, deux Premier League et La Liga) et deux coupes nationales.

Peter Schmeichel « Great Dane »

Le grand danois a fait sa réputation à Manchester United, sous les directives de Sir Alex Ferguson. De 1991 à 1999, les Red Devils, avec Schmeichel entre les poteaux, décrochent cinq Premier League, trois FA Cups et la Ligue des champions. La célébrité du Danois s’est même sentie dans les soaps de la BBC : dans Coronation Street, un grand danois a été nommé Schmeichel.

Carles Puyol « Tiburón »

Capitaine, emblème, leader. La légende veut que Carles Puyol saigne blaugrana. Le requin, surnommé ainsi en raison de sa détermination et de ses tacles mordants, a gagné tout ce qui était possible avec le brassard de Barcelone, le seul club qu’il ait connu. Le Catalan a également remporté la Coupe du monde et l’Euro avec la Roja.

Harry Kewell « Wizard of Oz »

Le magicien d’Oz tire autant son surnom de ses origines australiennes que de sa capacité à sortir un lapin de son chapeau. Avec Leeds, Liverpool, Galatasaray, les deux équipes de Melbourne – le Victory et le Heart – et un court passage au club qatari Al-Gharafa, il a disputé 381 matchs, enfilant l’aiguille à 90 reprises.

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