NYCFC_RoadTrip

Sur la route avec Impact Média – New York City

[Remarque : Ceci n’est pas un guide tout inclus du supporter à New York. Impact Média relate son expérience de voyage en invitant particulièrement ceux qui n’ont jamais fait le trajet à New York à s’y rendre. Voilà pourquoi nous incluons dans ce texte certaines astuces qui pourraient sembler rudimentaires aux voyageurs aguerris.]

Les distances sont longues en MLS. Les supporters doivent donc choisir où ils iront appuyer leur équipe sur la route.

Quelques destinations s’imposent, dont New York. La présence de ses deux clubs fait en sorte que les possibilités de s’y rendre sont nombreuses chaque année depuis l’arrivée du NYCFC, en 2015.

C’est d’ailleurs une visite au Yankee Stadium, le mercredi 27 avril, qui a donné l’occasion à Impact Média de conduire les quelque 600 kilomètres qui séparent le Stade Saputo de la ville qui ne dort jamais.

Mardi 26 avril, 8h

C’est un départ.

La route vers New York nous fait traverser le poste de Saint-Bernard-de-Lacolle. N’oubliez pas le passeport.

Si, comme nous, vous avez lu la météo en diagonale, sachez que de mauvaises surprises pourraient vous attendre. Nous ne sommes pas en juillet, mais bien en avril. Dès que nous franchissons la frontière, de fins flocons atterrissent sur le pare-brise. Pendant deux bonnes heures, nous roulons dans la neige, à basse vitesse. Leçon apprise à la dure : assurez-vous que l’auto soit bien chaussée si le printemps n’a toujours pas cédé sa place à l’été.

Et si le véhicule a soif, attendez d’être au New Jersey, qui propose généralement des prix plus avantageux sur le carburant que dans New York – si votre réservoir vous le permet.

Mardi 26 avril, 13h

Choisir un endroit où se rassasier sur la route est souvent un coup de dés. Les petites villes situées en bordure de l’I-87 peuvent cependant offrir de belles surprises.

L’Internet nous a menés à Saugerties, collectivité d’environ 20 000 habitants sise à plus ou moins 70 kilomètres au sud d’Albany. Nous sortons de l’autoroute. Nous nous imposons donc des péages plus élevés – détour ou pas, prévoyez de l’argent américain. Mais ça en vaut bien la peine.

Des possibilités nombreuses et variées s’offrent aux voyageurs – vérifiez les jours et heures d’ouverture sur le Web. Nous jetons notre dévolu sur la fort accueillante Dutch Ale House (253 Main St.). La sélection de bières principalement issues du Nord-Est américain change régulièrement. Les portions sont généreuses. Les prix sont raisonnables. Et on n’est qu’à cinq minutes de l’autoroute.

Mardi 26 avril, 16h

La circulation se densifie. Nous devons approcher de New York.

Un GPS ou votre téléphone mobile vous aidera à trouver le trajet le plus rapide et le moins encombré. Vérifiez auprès de votre fournisseur de téléphonie les options de données qui s’offrent à vous.

Temps de fixer nos pénates. Si vous êtes du genre très urbain et que vous dormez dur, élisez domicile à Manhattan même – avec les sacrifices pécuniaires que cela engendre. Cependant, notre belle découverte nous emmène dans le quartier Long Island City de l’arrondissement Queens. Le Paper Factory Hotel, situé à l’angle de la 37e avenue et de la 36e rue, offre des chambres sans flaflas, confortables et décorées avec goût. On s’en sort à moins de 200$ la nuit (en utilisant votre site de réservation en ligne préféré).

[Mise à jour : Dans l'absolu, nous sommes fort satisfaits de notre recommandation d'hébergement. Cependant, si vous vous rendez à New York pour voir l'Impact affronter les Red Bulls, le Paper Factory Hotel est situé à plus d'une heure du Red Bull Arena en transport en commun. Un autre établissement mieux situé pourrait être plus recommandable.]

La station de métro 36th Street, située à proximité, nous mène au cœur de Manhattan en une vingtaine de minutes. Nous fuyons la folie new-yorkaise, mais pas tant que ça, tout de même.

Mardi 26 avril, 17h30

De la 36e rue, nous passons à la… 36e rue – à Manhattan.

Au Slattery’s Midtown Pub (8 E 36th St.), nous rencontrons Curtis Lanton, qui dit appuyer l’Impact et le NYCFC. Entrepreneur du milieu des pubs, il organise des soirées de visionnement à New York pour les partisans du Canadien – et, lentement mais sûrement, pour ceux de l’Impact.

Peu familiers avec la moitié bleue de la ville, nous l’écoutons nous parler de ses perspectives de succès – « À New York, il faut gagner pour être respecté. Dès que l’équipe gagnera, les partisans y seront encore plus attirés. » – de l’ambiance au Yankee Stadium – « Ce n’est pas une ambiance d’église. » – et de la rivalité entre les Red Bulls et son équipe – « C’est assez intense! »

Né en Ohio, New-Yorkais depuis plus de 30 ans, Curtis trouve tout de même un petit goût de Montréal chez lui : il recommande le Mile End Deli (deux succursales sur Bond Street à Manhattan et sur Hoyt Street à Brooklyn), établissement qu’ont ouvert deux Montréalais d’origine en l’honneur du quartier de leur enfance.

Quant au Slattery’s, il est chaleureux et offre une sélection respectable de boissons rafraîchissantes, dont sa propre lager. Nous n’avons pas mis le reste du menu à l’épreuve, mais on y retrouve beaucoup de choix.

Mercredi 27 avril, 14h

Jour de matchs. Au pluriel. L’Atlético de Madrid reçoit le Bayern au Vicente Calderón en Ligue des champions.

Nous suivons une recommandation de Curtis : le Football Factory (6 W 33rd St., au pied de l’Empire State Building). On y diffuse match après match après match – et que du soccer. Un amateur de hockey qui sort 100$ pour soudoyer le gérant peut bien aller voir ailleurs, nous confie ce dernier en des termes moins glorieux.

(Curtis recommande aussi le Nevada Smiths, situé au Beer Authority du 300 W 40th St., pour les mordus de soccer.)

Nous retrouvons au Football Factory le journaliste anglais Kristan Heneage, en visite à New York pour quelques jours. Toujours installé à Newcastle, dans le nord, Kristan couvre néanmoins la MLS et résume chaque semaine d’activités sur le portail britannique de Yahoo.

New York, pour lui, est un des endroits les plus susceptibles de plaire aux partisans de soccer en raison de toutes les cultures, idées et histoires qui l’enrichissent.

« Vous êtes de Montréal. Je viens de Newcastle. Ce sont deux milieux totalement différents, souligne-t-il. Mais on peut parcourir des milles, se retrouver et trouver le petit point commun qui nous rassemble. C’est ce qu’on vit chaque fois qu’on va à New York pour un match.

« Ici, on peut entrer dans un bar et discuter avec un inconnu dont les références sont tout à fait différentes des nôtres. Je peux dire, de façon réaliste, que je ne vivrai jamais ça à Newcastle. […] Ici, je peux en apprendre bien plus. New York est une ville d’idées. »

Mercredi 27 avril, 19h

Yankee Stadium. New York City FC contre Impact de Montréal.

Encore faut-il pouvoir y entrer. Pour des sièges dans une section de supporters adverses, communiquez avec Carlos « Rafi » Moersen au carlos.moersen@nycfc.com.

Situé dans le Bronx, le Yankee Stadium est accessible par deux stations de métro : 161 St – Yankee Stadium et Yankees – E. 153rd Street. De l’hôtel où nous logeons, moins de 45 minutes suffisent.

À notre visite, l’Impact marque dans les arrêts de jeu pour mériter un match nul de 1-1. Espérons que, lorsque vous ferez le trajet, vous apporterez encore plus de chance au Bleu-blanc-noir.

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