Impact team huddle Playoffs Francais

Séries - L'Impact satisfait de son rang : « Nous avons mérité cette cinquième place »

Olivier Tremblay est journaliste attitré à la couverture de l'Impact sur MLSsoccer.com

MONTRÉAL – Leur destin reposant sur trois matchs, ce dimanche, les joueurs de l’Impact ont tué le temps du mieux qu’ils le pouvaient.

Certains ont regardé les trois rencontres. D’autres ont choisi de ne pas les regarder, mais ont eu les yeux rivés sur leur fil Twitter toute la journée. Un autre s’est dit qu’il n’allait pas regarder les matchs, mais a fini par utiliser la description des matchs comme bruit de fond à la maison.

Au bout du compte, le stress s’est évaporé, mais il aura fallu la victoire de 5-2 des New York Red Bulls contre le Chicago Fire pour que l’Impact de Montréal se qualifie pour les Séries de la MLS pour la première fois de son histoire et remette le compteur à zéro du même coup. Il faisait froid à l’entraînement, lundi, mais personne ne s’est plaint : le pincement du vent rappelait aux joueurs qu’ils étaient toujours en vie, et avec un match décisif ce jeudi à Houston, il n’y a pas de temps pour songer au pourquoi ni au comment.

« Je reste positif, a indiqué le défenseur Matteo Ferrari. Aujourd’hui, l’équipe a discuté dans le vestiaire, et ce qui est bien, c’est que personne n’était complètement heureux. Je pense que c’est bien, parce que, comme nous l’avons dit, peut-être ne méritons-nous pas de nous être rendus jusqu’ici, mais nous y sommes. Et maintenant, c’est le temps de jouer. »

Ferrari a ensuite précisé sa pensée en sous-entendant que la forme actuelle de l’impact – qui a terminé la saison en récoltant quatre points sur une possibilité de 24 – n’était tout simplement pas suffisante. L’entraîneur-chef Marco Schällibaum, plus modéré, a acquiescé en admettant que son équipe ne méritait pas de conserver sa troisième place dans l’Est, échappée dans la défaite de 1-0 à Toronto samedi dernier.

« C’est vrai que nous étions vraiment très bons en première moitié de saison, mais à la fin, nous n’avons pas mérité cette [troisième] place, a souligné Schällibaum. Il y a quand même une justice dans la vie, et c’est pour ça que je suis quand même content, quand nous regardons toute la saison, de voir que nous avons mérité cette cinquième place. »

La plupart des joueurs qui se sont adressés aux médias lundi ont logiquement fait référence à cette première moitié de saison eux aussi. Alors qu’ils peuvent écrire l’histoire du club, ils doivent « revenir à ce que nous étions au début », d’après les dires de Ferrari, c’est-à-dire redécouvrir l’attitude et la manière qui, après les 14 premiers matchs, généraient encore plus de deux points par match en moyenne.

Même s’il a fallu l’aide des Red Bulls, champions du Supporters Shield, pour en avoir la chance.

« J’ai félicité [Thierry Henry] pour le titre, a révélé Patrice Bernier. Tant mieux. Et j’ai ajouté “Peut-être à bientôt.” »

Topics: