Possession contre contre-attaque ? Ce ne sera pas si facile que ça pour l'Impact contre RSL

Le onze montréalais sait à quoi s'attendre de l'adversaire

MONTRÉAL – Real Salt Lake garde le ballon, et l’Impact est sans pitié en contre-attaque. Le déroulement du match de ce samedi entre les deux équipes est facile à prédire, pas vrai?

Pas si vite.

En fait, les Montréalais martèlent qu’ils veulent le ballon autant que RSL, d’autant plus qu’ils seront de retour chez eux, au Stade Saputo. Ils savent très bien que ça n’empêchera pas Salt Lake d’essayer de conserver le ballon, mais ils persistent et signent : ils vont tenter le coup – et ce devrait être intéressant pour le partisan neutre.

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« Nous essayons de jouer au ballon, alors ce devrait être un bon match, avec du bon soccer », a indiqué le milieu de terrain Collen Warner, qui a joué deux saisons à Salt Lake.

Mais selon Patrice Bernier, l’Impact est aussi habile en possession qu’en contre-attaque. Et il croit que les transitions rapides pourraient être cruciales.

« Ils jouent technique, ils bougent et essaient de trouver des solutions pour marquer au lieu de jouer direct, a expliqué le milieu québécois. Je n’ai pas vu beaucoup de centres de cette équipe. Nous, nous essayons de jouer comme ça, mais notre avantage, c’est que sur la contre-attaque, nous sommes quand même assez dominants. Nous savons que nous pouvons utiliser deux facettes. »

Justement, l’entraîneur-chef Marco Schällibaum a répété les bons mots prononcés mercredi en hommage au travail tactique de son équipe dans la défaite de 2-1 à New York, allant jusqu’à juger ce match meilleur que le voyage parfait de l’équipe dans la région de Cascadia en début de saison. L’Impact avait cependant réussi alors à envoyer l’adversaire dans les câbles assez tôt dans le match, ce qu’il n’a pu faire au Red Bull Arena.

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Renverser la tendance samedi pourrait changer la donne de façon importante d’un point de vue tactique et permettre à Montréal de miser sur ce qui, d’après les premiers mois de 2013, constitue leurs points forts.

« S’ils veulent attaquer, nous avons vu leurs points forts, mais nous avons aussi vu les espaces qu’ils laissent et que nous pouvons attaquer, a souligné Patrice Bernier. Avec les joueurs que nous avons devant, nous allons profiter de la fois où ils perdent le ballon pour marquer rapidement et contrôler le jeu. »

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