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La solidité en fin de match un élément clé à la fiche parfaite de l'Impact

MONTRÉAL – Il fut un temps où les adversaires de l’Impact de Montréal se frottaient les mains en voyant le cadran afficher 75 minutes.

À ce moment des rencontres, certains joueurs montréalais semblaient souvent épuisés, et l’équipe en a souffert : plus de la moitié des 17 buts accordés par l’Impact dans le dernier quart d’heure ont eu des répercussions d’importance : 11 précieux points leur ont ainsi échappé.

La taille de l’échantillon de cette saison est assez petite, mais jusqu’ici, rien à redire pour l’Impact, qui n’a accordé qu’un seul but tardif, à Portland. Ryan Johnson avait alors redirigé le centre parfait de Ben Zemanski dans le filet. Cela dit, par la suite, les défenseurs de l’Impact sont demeurés concentrés et ont aisément préservé leur avance, sans que la fatigue ne provoque d’erreurs mentales.

Questionnés sur leur solidité en fin de match après leur quatrième victoire consécutive, les joueurs ont invoqué sans hésitation les effets positifs du préparateur physique Paolo Pacione.

« Paolo nous entraîne pour durer plus de 90 minutes, a affirmé Jeb Brovsky samedi dernier. Plusieurs gars continuent de pousser, leurs corps suivent, personne ne souffre autant de crampes que l’an dernier. Le travail de Paolo est certainement un facteur dans tout ça, et il faut l’en remercier. »

Comme l’indique le moment choisi pour embaucher Pacione – neuf jours seulement après la fin de la saison régulière de 2012 –, la direction de l’Impact jugeait qu’elle devait apporter des changements rapidement. Heureusement, Pacione avait une bonne idée de la façon dont il fallait concrétiser ces changements. Au revoir, entraînement axé sur la longue distance, et bonjour, entraînement par intervalles – de courtes périodes de travail intensif suivies de repos.

« Je peux seulement m’exprimer sur ce qu’on a fait, et je savais ce qu’il fallait faire pour avoir du succès dans les 15 dernières minutes, a soutenu Pacione ce mardi. C’était très important de travailler sur l’aérobie. Avec l’entraîneur, nos philosophies sont similaires et se complètent bien. »

Le déroulement des séances d’entraînement de l’Impact confirme le constat que formule Pacione. L’entraînement par intervalles est au programme non seulement pour ce qui est des exercices physiques de début de séance, mais aussi en ce qui a trait aux exercices que le personnel d’entraîneurs mené par Marco Schällibaum propose.

« Le travail doit se rapprocher du jeu, explique Pacione. Le jeu, c’est explosif et intermittent, ce n’est pas axé sur la longue distance. Tout notre travail doit se rapporter vraiment à ce qu’on fait durant le match. »

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