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Bernier : « Il faut que chacun se regarde et sache qu’il peut donner plus »

MONTRÉAL – En cinquième place, le New England Revolution a récolté sept points en six matchs. En autant de rencontres, l’Impact en a pris trois, et les défis s’accumulent : non seulement l’Impact doit-il affronter Sporting Kansas City dans deux de ses trois prochains matchs en MLS, mais le Championnat canadien Amway approche également.

Il y a toutefois quelques éléments positifs : les Montréalais n’ont pas perdu depuis trois matchs, ils ont terminé leur séjour sur la surface artificielle du Stade olympique et ils joueront leurs deux premiers matchs du Championnat canadien contre Edmonton ou Ottawa, de la NASL. De plus, la fiche de l’Impact contre les champions de 2013 de la MLS est de 3-1-2.

« Ce n’est pas juste d’aller faire de beaux gestes, de belles passes »
- Patrice Bernier

On pourrait également avancer qu’un écart de quatre moins n’est pas si grand à ce stade. Mais combler cet écart ne doit pas trop attendre.

« Ça dépend des équipes devant nous, de l’écart qu’elles creusent, et lorsqu’on approche de la barre des 10 matchs et que l’écart est grand, la situation peut être difficile, a indiqué le gardien Troy Perkins, ce mardi. Ne nous avançons pas trop, mais nous marchons sur une corde bien raide. »

Il y a de quoi s’inquiéter du fait que cette corde est tendue depuis un bon moment : en 2013, l’Impact n’a gagné qu’un de ses huit derniers matchs en saison régulière.

« Nous devons en exiger davantage l’un de l’autre et ne pas nous attendre à ce que quelqu’un d’autre s’en charge, a fait savoir le vice-capitaine Perkins. Je crois que nous, joueurs, leaders et vétérans, devons nous faire entendre pour exiger de chacun qu’il fasse son travail. »

Le capitaine Patrice Bernier, pour sa part, a appelé ses coéquipiers à donner de 10 à 20 % plus d’efforts et à demeurer positifs – mais « pas positifs et naïfs », a précisé Bernier en ajoutant que l’équipe ne devait se fier qu’à elle-même pour renverser la tendance.

« Il faut aller chercher le plus profond de toi-même, a souligné Bernier. Ce n’est pas juste d’aller faire de beaux gestes, de belles passes. Il faut faire les choses – comment dire? – pas jolies du soccer : les duels, les 50-50, les batailles qu’on semble perdre et dont les autres équipes profitent pour marquer des buts. Il faut que chacun se regarde et sache qu’il peut donner quelque chose de plus. »

Olivier Tremblay est journaliste attitré à la couverture de l'Impact pour MLSsoccer.com

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